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Épisiotomie : la maternité de la Châtaigneraie parmi les bonnes élèves

Épisiotomie : la maternité de la Châtaigneraie parmi les bonnes élèves

En collaboration avec la Fédération française des réseaux de santé en périnatalité, le quotidien Le Monde vient de publier des informations chiffrées sur les pratiques médicales (nombre d’accouchements, taux de césariennes, péridurales ou épisiotomies) dans chaque maternité en 2016*. La maternité de l’Hôpital Privé La Châtaigneraie à Beaumont figure parmi les bons élèves.

 

Au moment de l’accouchement, l’épisiotomie consiste à pratiquer une petite incision chirurgicale de quelques centimètres au niveau de la vulve sur la paroi vaginale et sur les muscles du périnée afin de permettre au bébé une sortie plus facile. 

L’épisiotomie, un coup dur pour l’intimité des femmes

L’épisiotomie est quasi indispensable dans certains cas (présentation du bébé par le siège, par exemple) mais elle ne doit pas devenir systématique. Dans les années 70, l’épisiotomie était pratiquée presque à chaque accouchement, par peur entre autres, d’une éventuelle déchirure du périnée ou d’une atteinte des muscles des sphincters. Il y a dix ans, le taux d’épisiotomie en France était encore de plus de 50%. Mais de nombreuses études ont démontré que les bénéfices n’étaient pas toujours évidents. Aujourd’hui, la Haute Autorité de Santé recommande même un usage restreint de l’épisiotomie. En effet, il ne s’agit pas d’un acte chirurgical anodin et peut, dans certains cas, avoir de graves conséquences telles que l’augmentation de la durée de cicatrisation par rapport à une déchirure périnéale simple, la hausse du risque d’infection, des douleurs vulvaires pendant les rapports sexuels ou encore des problèmes d’incontinence.

À la maternité de la Châtaigneraie, l’épisiotomie y est pratiquée seulement pour une naissance sur 10 (11%). De très bons résultats bien en-dessous de la moyenne nationale qui s’élève à 20% en 2016 (35 % pour les primipares, 10 % pour les accouchements suivants). « L’ensemble du personnel de la maternité est sensibilisé et formé pour limiter le nombre d’épisiotomie : que ce soit les sages-femmes, les gynécologues ou même les auxiliaires de puériculture qui ne pratiquent pas d’accouchement mais qui apportent un soutien précieux aux femmes au moment de la naissance », explique la responsable de la maternité La Châtaigneraie. Nous respectons la physiologie de l’accouchement et nous installons la patiente le plus tard possible pour pousser. Tout est mis en place pour respecter son périnée. C’est une vraie volonté d’équipe. »

 

*Le Monde s’est procuré les données chiffrées des actes médicaux pratiqués dans 519 maternités en 2016, avec l’aide de la Fédération française des Réseaux de santé en périnatalité. Enquête publiée le 31 janvier 2018.

 


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