18 SEP 18 0 commentaire
Brisez les tabous sur les maladies de la prostate !

Brisez les tabous sur les maladies de la prostate !

À l’occasion de la journée européenne de la prostate le 20 septembre, l’Hôpital Privé La Châtaigneraie à Beaumont fait le point sur la prise en charge des maladies de la prostate avec le robot chirurgical, unique en urologie en Auvergne, et l’acquisition prochaine du laser Holep, une technologie de pointe visant à traiter l’adénome de la prostate.

 

 

L’adénome de la prostate : lésion bénigne

La prostate est une glande génitale masculine, de la taille d’une châtaigne, située à l’endroit où l’urètre sort de la vessie. Elle a un rôle très important dans la fertilité de l’homme et aussi au sein de l’appareil urinaire. Mais avec l’âge, la prostate tend à augmenter. On parle alors d’adénome de la prostate, une lésion bénigne. Elle obstrue la lumière de l’urètre prostatique, gênant ainsi l’évacuation de l’urine. En France, près de 2,5 millions d’hommes âgés de 50 à 70 ans présentent des troubles urinaires en rapport avec un adénome de la prostate. « Lorsque les symptômes commencent à interférer avec votre qualité de vie et que votre traitement médicamenteux n’est plus suffisamment efficace, il est temps d’envisager une alternative thérapeutique chirurgicale », précise l’un des urologues de la Clinique. Chaque année, ce sont plus de 70 000 hommes qui se font opérer en France.

 

Pour venir à bout de cette pathologie, l’Hôpital privé La Châtaigneraie sera doté dans quelques semaines, du laser Holep, une technologie dernière génération qui permet de retirer l’adénome par voie endoscopique. Les avantages sont nombreux. Cette technique coagule instantanément les vaisseaux en limitant le risque de saignements pendant et après l’intervention. Elle permet donc de traiter avec un faible risque hémorragique les patients prenant des anticoagulants ou des antiagrégants plaquettaires comme les dérivés de l’aspirine. L’avantage de cette technique est donc de pouvoir traiter les patients âgés fragiles. La diminution du saignement permet également une hospitalisation plus courte, pouvant même être réalisée en ambulatoire sur une seule journée, contre 3 à 5 jours d’hospitalisation en chirurgie endoscopique classique. De plus, contrairement à d’autres techniques, le laser Holep convient à tous les patients, quelle que soit le volume de leur prostate.

 

« Cette intervention endoscopique se fera au bloc opératoire sous anesthésie générale ou loco-régionale, explique l’urologue. La durée de l’intervention varie entre 40 minutes et 2h, selon le volume de la prostate à traiter. » La reprise d’activité peut s’envisager très rapidement, même sous 48 heures. Grâce à cette technique moderne, le taux de récidive est très faible (inférieur à 2 %).

 

 

Le cancer de la prostate : lésion maligne

Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme et le 3e cancer masculin le plus meurtrier. « L’âge moyen au diagnostic est de 70 ans, précise l’urologue. On note une baisse régulière de la mortalité grâce à la pratique d’une détection précoce par le PSA et par la prise en charge thérapeutique notamment des formes métastatiques résistant à la castration ». En moyenne, chaque année, plus de 1 400 cancers de la prostate sont diagnostiqués chez des hommes domiciliés en Auvergne. En matière de mortalité, 246 hommes décèdent en moyenne chaque année d’un cancer de la prostate en Auvergne. On estime qu’un homme sur 8 risque de se voir diagnostiquer un cancer de la prostate au cours de sa vie.

 

À l’Hôpital Privé La Châtaigneraie, ce cancer est traité à l’aide du robot chirurgical Da Vinci, unique en urologie en Auvergne et acquis en 2011. « En 2017, 229 interventions ont été réalisées avec le robot, soit 1 à 2 utilisations par jour », explique l’urologue.

 

L’établissement de Beaumont met tout en œuvre pour que les patients, porteurs de maladies de la prostate, soient bien pris en charge. La Châtaigneraie a d’ailleurs été récompensée dans le palmarès des meilleurs hôpitaux et cliniques de France, publié par l’hebdomadaire Le Point, il y a quelques semaines. En effet, l’établissement figure à la 1ère place régionale pour le traitement de l’adénome de la prostate (16e place nationale) et pour le traitement du cancer de la prostate (7e place nationale).

 

 

Brisez les tabous !

Pour les urologues de la clinique, cette journée de sensibilisation est essentielle : « Il faut rappeler aux hommes l’importance de s’informer sur les risques, les signes avant-coureurs, les examens de diagnostic et les traitements de l’ensemble des maladies de la prostate comme le cancer de la prostate ou l’adénome de la prostate. Ces pathologies sont encore trop souvent diagnostiquées à un stade avancé. » L’Association Française d’Urologie a ouvert pour l’occasion, un « chat » sur la page Facebook Urofrance, de 13h à 18h, pour répondre aux interrogations du grand public.


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